Samedi 7 mars 2009 6 07 /03 /Mars /2009 00:32

Le Coeur des Anges

 

Croyez-vous aux anges? A l'immortalité? Aux signes du Destin?

 

En quoi croyez-vous? La Religion? Ou êtes-vous Athé?

 

Et si tout ça était faux. Si la vérité se trouvait ailleurs que dans les écrits. Ecoutez votre coeur. Que vous dit-il?

Moi ce que mon coeur me dit c'est cette histoire que je vais vous faire vivre de l'interieur. Pourquoi laissez aux autres l'apanache d'une vie trépidante pleine de dangers?

 

Ainsi j'èspère que cette nouvelle vie se réalisera d'ici peu. L'espoir fait vivre!

Ps: Seul mon nom est vrai. Les lieux sont trouvés dans ma région et les prénoms des gens que je citerai seront faux eux aussi.

Par Noroi
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Samedi 7 mars 2009 6 07 /03 /Mars /2009 11:43

Chapitre 1 : Moi, Cyril

 

 

Ma tête était vide. Je n'arrivais plus à faire la part des choses.

Je vivais avec mes parents dans une villa de cent cinquante mètres carrés dans un petit village de quatre mille habitants: Maroueuil. Cette bourgade miteuse n'était pas si mal après tout. J'y avais vécu depuis l'âge de mes six ans. L'école Virgile Arène avait été mon enfance, ensuite ce fut le collège de Futeu,un village limitrophe qui était le plus proche et le moins pourri de la région. Plus de mille élèves se cotoyaient. Ensuite ce fut le lycée Arniaud à Geriad. J'y avais passé quatre ans après avoir redoublé ma seconde. Mon père en fut secoué.

 

Jedediah était mon père. Il était cheminot. Mon père me répétait sans cesse que sa position il l'avait acquise à la sueur de ses efforts contrairement à moiqui glandait dans ma chambre avec mon ordinateur portable. Il me menaçait souvent de le casser comme ma console de jeu.Mais je savais qu'il ne le ferais qu'en dernier recours.Ainsi ai-je toujours était pervers envers lui de profiter de ma situation sans pour autant faire quelque chose pour l'aider.Je le faisais de temps à autre après quelques réprimandes de la part de mon pater familias. Mon père me répétait souvent que je prenais la mauvaise pente pour parvenir à mes fins.Je lui disais toujours: "J'ai compris P'pa. Pas besoin de répéter cent fois."

Je jurai souvent dans son dos mais une seule et uniquement fois nous avions faillit nous battre. Et je regrette encore cette dispute. Mais la prestance qu'avait ma mèreà avoir l'air dangereuse sans vraiment l'être m'avais poussé dans mes derniers retranchements. Mes mains s'étaient tendus et la bousculèrent. Mon père voulut m'affligerune correction mais ma carrure, étant le plus grand et le plus costaud de ma famille, fut que le combat tourna à une simple épreuve de force dans laquelle aucun des deuxparticipants ne purent se départager, heureusement. Ma mère nous sépara et m'entraîna dehors. Elle me tendit une bêche pour évacuer mon trop plein d'énerguie.Je la pris et vit alors ce qui dans deux secondes pourrait se passer. Le sang jaillissait de l'endroit entailler par l'outil de jardinage.Un simple outil devenu une arme entre mes doigts, je frémit d'horreur et jetta l'objets plusieurs mètres plus loin.

 

Naliana avait réchappée à la mort par mon dégoût de la violence réelle. Mes parents avaient beau me reprocher que les mangas que je lisais me rendaientdangereux à part cet incident je ne voyais pas en quoi j'étais nuisible aux autres à part dans ma façon d'être. Ma mère me l'avait souvent repprocher: "Cyril tu es unemontagne d'inertie! Je me demande comment tu vas faire pour te nourir? Tu vas crêcher sous les ponts avec les clodos! Tu verras!"Il faut dire qu'elle aussi en avait bavé dans sa vie et se le reprochait souvent. Elle avait été experte comptable dans différentes boîtes et même une clinique. Mais àchaque fois elle était obligé de rechercher un emploi. La clinique et les boîtes ayant essayer de se faire un chemin dans ce monde et s'étant fait bouffer.Ainsi elle du retenter son diplôme car celui de ses jeunes études ne vallaient plus de tripettes. Elle échoua en essayant de cumuler les matières. Cependant elle trouva dans son attitude un autre exemple de me montrer qu'elle voulait réussit à toucher assez de pognon pour vivre et nous nourrir et nous loger, masoeur et moi. Notre frère étant parti à Geriad pour y vivre avec Nelo, sa chérie, et pour poursuivre ses études et travailler dans une boîtede soutien scolaire comme professeur de physique chimie.

 

Jerry était de deux ans et demi mon aîné. Il avait fait à peu près le même chemin que moi dans sa vie scolaire. Enfin c'est plutôt moi qui ai merder quelque part.Il avait eu des problèmes en quatrième mais s'était ratrappé et était passé en Terminale S,SVT. J'avais essayé de reproduire le même chemin que mon frangin. Mais jen'y suis jamais arrivé. Il a continué à progresser allant jusqu'au Master de Physique Economique. Même si nous avions un âge proche il continuait à grimper tandis que moi je restait là, comme un con au milieu de la masse. Mais horreur parmis les horreurs c'était ma petite soeur.

 

Maï était de dix ans ma benjamine. Elle n'avait que neuf ans mais possédait des notes que je n'avais jamais eue. Mes parents l'en félicitaient et la grondait lorsqu'elle en ramenait des moins bonnes. Quoi de plus normal. Sauf que en moins d'un an, après le départ de mon frère, elle commença à se raccrocher à moi. Je lui ai demandé plusieurs fois de faire ce qu'elle devait faire et de ne pas faire comme moi, les jeux et la glandouillardise, mais elle continua. Certes ses notes étaient stables et élevées mais son comportement était des plus lisible pour moi. Elle se changeait en moi. Je savais ce qui l'attendait à la sortie. Elle passerait en sixième, ses notes descendraient inexorablement jusqu'à ce qu'elle arrive au niveau moyen dans lequel j'étais expert. Et je ne voyais pas la solution, à part de quitter la maison.

 

Cependant mes études n'étaient pas finies. Je ne travaillais pas, je n'avais pas le permis, je n'avais pas de petite copine. Un véritable Tanguy dont les seules occupations étaientmes mangas, mon ordinateur portable et mes jeux. J'étais en fac de Lettres et Sciences Humaines à Naix. Je menais une vie des plus paisibles comme tout bon français en ce bas monde. La vie était belle tant qu'il y avait les parents. Le monde semblait n'être remplie que de jolies filles et de joie. Et pourtant qui aurait cru que celà arriverait à moi. Simple mortel.

Par Noroi
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Dimanche 22 mars 2009 7 22 /03 /Mars /2009 22:39

Chapitre 2: Rencontre Mouvementée...


Ainsi allait la vie. Nous étions le 4 mars 2009. Je devais aller faire mon second rendez-vous pédagogique théorique, enfin c'est ainsi qu'à l'auto-école il appelait ça. Pour ma part c'était juste regarder une vidéo sur les méfaits de la drogue et du la fumette. Rien de plus ennuyeux. Il était quatre lorsque j'entrais dans la bâtiment et il en fut cinq lorsque j'en sortis. Cependant ma maison se trouvant à plusieurs kilomètres de là et que le soleil ne se coucherait pas avant une heure, j'avais le temps de rentrer à pied. Fusse le destin qui me poussa à ne pas appeler mes parents? Etait-ce le bon choix? Je ne le saurais jamais. Mais ce que qui s'en suivit, jamais je ne put l'imaginer dans mes propres rêves.

La route était un peu fréquentée. Il était cinq heure et les gens rentraient les enfants à la maison. Ainsi il y avait un nombre conséquent de voiture. Je passais le premier rond point à côté d'un boulangerie, d'une superette de fruits et légumes et d'un ancien bar reconvertis en magasin de vin. Je continuais tranquillement, passait devant l'école maternelle, la nouvelle petite zone commerciale de Geriad et ainsi arrivait au second rond point. Je traversais rapidement pour ne pas me faire écraser par de gros camions remplis de charbon, faisant le va et vient entre la centrale et la réserve de charbon à côté. Et c'est là que tous commença. J'écoutais une musique sur mon Mp3 lorsqu'un son étrange survint devant moi. Au détour du rond point, grillagé pour la propriété de la centrale, surgit une fille. Je n'eus que le temps de voir son visage appeuré, elle avait sûrement pleuré et quelque chose apparut une nouvelle fois au détour. Un chien. Un gros molosse de près de quatre vingt centimètre au garrot. Il bavait affreusement et montrait les ses grandes dents pointues. La fille se cacha derrière moi en gémissant:

"Aidez-moi s'il vous plaît!"


Je n'eu le temps de répondre. Le Rotweiller sauta pour mordre à tout va. Un réflexe bien stupide consistait à lever le bras pour se faire déchiqueter l'avant bras. Seulement quelque chose que le chien ne savait pas. C'était que j'avais une peur bleue des chiens, surtout des gros qui grognent et beuglent à tout va! Mon bras dans un réflexe décrivit une magnifique courbe qui bien calculé me protégeait mais aussi frappa le molosse dans le museau avec le coude. Certes je n'étais pas un surhomme, loin de là, mais le coup affligé déstabilisa les deux parties. Le clebs mordit la poussière à mes pieds en japissant tandis que d'autres formes surgissaient du détour. Quatre personnes armés de sorte de laisse et de batte de baseball. Cependant elles ne ressemblaient pas à ce la vision dont je mettais faites de violeur. Ils étaient habillé comme tout un chacun et rien n'auraient pu les différenciés de gens banals. Je n'écoutais alors que mon courage. Je pris la fille par le bras et courut aussi vite que je put avec elle à mes côtés. Je ne sais pourquoi mais la distance qui nous séparait des quatre affreux et du chien s'aggrandit jusqu'à ce qu'ils soient de petits points derrière nous. Je tournais vers une route qui menait à mon village, et son centre commercial. Quand nous y parvinrent les gars avaient sûrement laissé tomber car nous ne les voyons plus. Nous entrâmes dans le magasin de grande distribution et firent des "emplettes". Encore sous le choc j'étais légèrement éssouflés. Mais pas trop. Pourtant mon poids aurait du me gêner et nous aurions du être rattraper par les autres. Mais non. Je regardais alors la fille que j'avais protégé, du mieux que j'avais pu.


Elle avait des cheveux ailes de corbeaux mi-long qui lui tombait délicatement sur les épaules. Ses yeux étaient d'un bleu lagon et elle était un peu sale car ses jolies cheveux étaient un peu n'importe comment. Peut être était-elle une kidnappé qui avait pu s'en sortir?

 

"Euh...si c'est pas trop indiscret...je peux savoir qui vous êtes et pourquoi ces gars vous poursuivaient?"

 
La fille me regarda alors comme abasourdis. Elle secoua la tête comme pour repousser un mauvais rêve et commença à parler tout bas. Sa voix était pure et toutes les notes qui en sortaient étaient merveilleuses:


"Je...je m'appelle Gabrielle...Je me suis fait accoster par ces types et j'ai refusé leurs avances. Alors ils ont voulu m'embarquer...je me suis débattu et me suis enfuie. Celà faisait plusieurs kilomètres qu'ils me poursuivaient, surtout leur clebs. Si vous n'étiez pas intervenu je serais sûrement quelque part, ils seraient sûrement en train de...enfin...de..."


De légers sanglots sortirent pour finir en pleurs. Un peu gêné je la pris dans mes bras et la consola du mieux que je pus:

"Mais non...ne pleurez pas...vous n'êtes plus avec eux...vous êtes avec moi Gabrielle. Vous ne craignez plus rien. Je vais appeller mes parents et ils viendront nous chercher. Vous habitez où?"


"Loin d'ici. J'étais venu pour voir ma soeur, qui est à l'hôpital. Elle doit se faire du souci. Je crois que je vais lui téléphoner...mais j'ai perdu mon portable...as-tu le tien? Enfin si tu veux que je te tutoie?"

 
"Héhéhé! Bien sûr. On peut dire qu'on a vécu en cinq minutes plus de péripéties qu'en vingt ans avec mon meilleur ami. Donc oui tu peux...et tiens mon portable."

Je sortais de ma poche mon téléphone et elle composa un numéro, mais pas curieux je ne regardais pas:

"Oui...Anielle...c'est Gabi...oui...non...je suis avec un ami. Je me suis égaré mais maintenant tout va bien. Je viendrais te voir...de quoi?? Attend je lui demande. Euh...c'est quoi ton nom?"

"Suis-je sôt! Cyril ..."

"Eh bien Cyril... ma soeur souhaiterais te voir pour te remercier de m'avoir sortit de ce mauvais pas."


"Héhé. Eh bien je ne sais pas si je dois vraiment...je n'est pas fait grand chose."

 
J'étais extrêmement gêné. Moi un simple étudiant sans rien de particulier, on pouvait dire que j'étais d'une banalité à mourir. Je ne m'y attendais vraiment pas. C'est alors que j'entendis des voix s'élevaient à la caisse:

"Non monsieur! On ne laisse pas entrer de chiens ici! Et puis il saigne ce Rot! Vous devriez aller le faire soigner!"


"Mêler vous de ce qui vous regarde! Je cherche ma soeur! Elle s'est faite kidnapper par un mec tout à l'heure! Je vais lui faire la peau!"

 
"Non! Vous ne ferez la peau à personne. Comment était-il cet homme? On va le chercher. Alors soit vous attachez le chien dehors soit vous restez avec lui!"


Rien n'allait plus. Je secouait légèrement Gabrielle. Elle parut choqué mais je lui mit un doigt sur la bouche:

 
"Les gars sont à la caisse. Faut se tirer d'ici!"

"D...d'accord! Anielle ne t'inquiète pas...je viendrais...d'ici une semaine...promis!! Ciao bisou!"

Elle me rendit mon portable et ensemble nous nous dirigeâmes vers une porte de secours. Je l'entrouvris. Rien ne se passait et ainsi nous sortir par l'arrière du magasin. Je passais devant Gabi quand nous passâmes devant une sorte de tunnel et que l'entrée fut visible. Un seul gars surveillait le chien. Les trois autres devaient être dedans. Nous devions escalader une grillage pour ne pas passer devant l'entrée. Je passais devant suivit rapidement par la demoiselle. Gabrielle sauta légèrement pour prendre un peu d'élan et se retrouva, d'une traction sur le grillage. Elle finit gracieusement de l'autre côté:

"Fortiche!"

"J'ai fait de la gymnastique et un peu l'armée!"

"Bon c'est pas tout mais faut pas traîner là!"


A peine eu-je finit de dire ma phrase que les trois autres sortaient du magasin. Ils prirent une voiture noire et repartirent en quatrième vitesse. Caché dans une ruelle ils ne purent nous voir. Après cinq minutes nous passâmes par les ruelles de Maroueuil. Nous arrivâmes devant l'école et la place de la Poste. Une fois encore ce furent les ruelles que nous prîmes. Le chemin paraissait long quand on se sentait traqué. Puis quand nous fûmes dans le quartier Babale je sonnait à une porte. C'était chez ma grande cousine: Corinne. Une voix me héla d'une fenêtre du premier:

 
"Qui c'est?"

 
"Cyril! On peux monter?"

"Oui...mais je te croyais chez toi depuis le temps!"


Un bruit se fit et je poussais la porte. Nous sommes entrés et l'on monta un escalier sérré ou des magazines traînaient sur les marches. Nous arrivâme au premier, dans la cuisine, Kori attendait avec son fils Riad. Un peu surprise par ma nouvelle amie je fit les présentations:

 
"Euh...Koko...voici Gabrielle...une amie que j'ai croisé sur la route. Gabi voici Kori ma grande cousine et son fils Riad. Il y a Luka dans le coin?"


"Non...il est à son cours de batteries. Et qu'es-ce qu'il t'arrive?"

 
"Eh bien je voulais d'abord rentré à pied puis j'ai rencontré Gabrielle sur la route et je me suis dit qu'on pouvait faire un bout de chemin ensemble. Ses parents veulent emménager pas loin de chez nous. Seulement celui qui devait s'occuper de garder les clefs de la maison s'est tiré en vacances! Donc voilà je pense la faire dormir chez moi quelques temps."

"Hummm...d'accord. Tu veux quelque chose?"

"Non je ne pense pas. C'était juste pour te faire un petit coucou! Allez on y va Gabrielle?"

La demoiselle acquiesa silencieusement en remerciant ma grande cousine. Quelques marches plus tard nous nous retrouvions dehors. La nuit commençait à peine et le soleil disparaissait, emportant avec lui la source de lumière dont il offrait à la terre de précieuses heures. Nous marchions vite et chaque lumière forte nous faisais sursautées. Car qui sait si nos ravisseurs n'étaient pas dedans et nous fonceraient dessus sans reproches. Cependant rien n'arriva. Peut être que les ravisseurs fouillaient une autre zone. Je pris un petit raccourci qui évitait la route et ainsi nous empruntâmes la voie de chemin de fer, qui passait derrière chez moi. Les cailloux étaient les seuls bruits qui nous entouraient. Plus rien ne bougeait, comme si le temps voulait voir ce qu'il adviendrait de nous.

Des lueurs apparurent. Mon petit quartier paisible allait enfin être à notre portée. Il ne nous restait plus que quelques mètres et nous serions en sécurité. Du moins c'est ce que je croyais. Car traversant une zone de hautes herbes séchées et couchées par le vent je sentis que quelqu'un nous observait. Je tournai vivement la tête derrière moi et regardait le chemin de fer. Mais rien ne bougeait. Peut être était-ce la vieille dame qui habitait tout en haut du quartier. Notre chemin, très chaotique, formait un coude. La vieille baraque se trouvait à l'angle de notre chemin. On raconte que cette femme est un peu folle, car possédant un terrain à Valbrillant et n'en faisant profiter personne. De plus le terrain vague derrière chez elle n'étaient jamais débrouissaler et le risque d'incendie l'été était majeur. Cependant aucune lueur ne filtraient au travers des volets clos.

 

Nous avons mit pied à terre sur mon petit chemin pour le descendre. J'expliquais alors que ce quartier était "familial". Ma grande tante habitait en face de la vieille folle. Ensuite vint le tour de ma grand-mère qui logeait une grande maison, trop pour elle seule qu'elle disait, en contrebas du chemin. Un croisement indiqua le nouveau chemin caillouteux qui indiquait où habitait ma tante mais que j'appelais toujours "Maraine" habitude absurde mais moins vieillissant que le rigoureux "Tante". Et enfin à la fin du chemin ma maison. Sa cour entourée de traverse de chemin de fer, dont les cheminots ne se servaient plus, son garage, avec ma future voiture sous le petit préau qui formait le seule moyen d'accéder au jardin, à par à partir du chemin. Une lueur au premier étage m'indiqua que mes parents étaient rentrés. Ca allait barder!

 

Par Noroi
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Dimanche 29 mars 2009 7 29 /03 /Mars /2009 23:20

Pater, Mater...

 

Je frappais trois fois et entrais sans attendre. La cuisine était allumé ainsi que la mezzanine. Une délicat fumée se dégageait du bas tandis qu'un petit vrombissement m'indiqua que ma soeur s'amusait sur notre ancien ordinateur, qu'elle gardé jalousement. Moi je m'en fichais pas mal j'avais le mien! En entendant la porte d'entrée claquer ma mère sortit la tête de la cuisine:

"C'est toi cissou?"

Hélas j'avais un surnom. Cissou. Tous les Cyril du monde doivent l'avoir. Tant que c'est pas Cissi! Je m'en accomodais pas mal habituellement, mais là l'habitude avait autant de place dans cette histoire qu'un homard dans le désert.

"Oui c'est moi. J'ai ramener une amie à moi. Si je te demande si elle peut rester manger tu diras certainement que c'est possible étant donné qu'elle est là et qu'on va pas la virer..."

"Arrête de te moquer de moi! Tu pourrais faire les présentations pardi!"

"Oui m'man! Gabrielle, je te présente ma mère: Naliana. M'man, je te présente Gabrielle. On a été au lycée ensemble. Et je vous raconterai pourquoi elle est là ce soir après manger. Aller viens Gabrielle. Je vais te montrer la chambre!"

"Humm...D'accord. Heureuse de vous rencontrer!"

Elle me suivit dans ce que je pouvais appeler "maison" mais qui pour moi ne serait qu'un refuge de vingt ans. Je lui présentais les différentes pièces:

"Notre entrée débouche direct sur le salon. En haut de l'escalier c'est la mezzanine. Mes parents et ma soeur ont tous un ordinateur, c'est un peu leur poste de travail."

Je partais à gauche suivi de Gabi:

"Là où se trouvait ma mère c'est la cuisine. Sur notre gauche le vestibule. Tiens je vais pendre ta veste, ce que je fit en la mettant soigneusement avec la mienne sur un cintre. Ensuite le couloir qui délimite notre partie "nuit". Sur la gauche les toilettes, on en a aussi en haut à côté de la mezzanine. Sur la droite la chambre des parents, un peu plus loin sur la droite la chambre de ma soeur, bordel total et permanent. Sur la gauche la salle de bain. Et enfin tout au bout c'est mon antre. Ma chambre!"

Je n'avais pas allumé la lumière du couloir et instinctivement je cherchait quand ma main rencontrerait ma porte. Mais j'avais du la laisser ouverte. J'allumais et vis alors que c'était aussi le bronx:

"Bon d'accord...c'est aussi la guerre dans ma chambre. Mais bon je m'y complait bien."

Au fur et à mesure que je parlais j'arrangeais le lit et mon bureau. Une grande table d'architecte trônait dans le coin de ma chambre. Mon lit sur ma gauche semblait mourir chaque jour. Il y avait plein de feuilles, de vêtements et de livres, en l'occurence des mangas, qui y trainaient. J'entamais alors avec Gabrielle une petites discussion:

"Bon on se connaît pas très bien. Déjà c'est quoi ton nom? Moi c'est Cyril. Dix neuf ans, bientôt vingt."

"Gabrielle Ange. Je sais que ça peut paraître stupide."

"Pourquoi?"

"Eh bien par rapport aux anges. Gabrielle était l'un des archanges au service de Dieu. Mais je ne suis pas croyante. Et toi crois-tu en quelque chose?"

"Je ne me suis jamais réellement interréssé à celà mais je crois en deux chose. La réincarnation et le fait qu'il n'y ai pas qu'un seul et unique Dieu. Mais plusieurs. Un jour un Jésuite m'a demandé si il ne pourrait pas y avoir quelqu'un ou quelque chose au pouvoir immense qui aurait pu créer les Hommes. Il m'a donné en exemple le fait que l'humanité est quelque chose de complexe. Je ne crois pas en Dieu. Ni dans les dieux mais je les sent présents et expliquant les mystères du monde...Alors tu vois...y a pas que toi qui peut se sentir con...hahaha!" 

Certes se sentir con revient juste à affirmer son point de vue. Du moins dans ce cas là. Gabrielle s'assit sur un coin inoccupé de mon lit. Des fringues en vrac et bien rangées traînées ci et là. Je les ramasse rapidement pour les mettre tant bien que mal dans une armoire très bien rangé, ironiquement parlant, et refermait le placard dont la surface rouge dans le style bambou japonais collait avec le papier peint investit par des symboles chinois. La demoiselle fit un petit tour, qui dura environ 10 secondes pour se remettre sur le lit. Elle semblait épuisée. Je m'assis en face d'elle sur ma chaise roulante, dans le pur style ikéa, et la regardait droit dans les yeux:  

"Alors...c'est quoi le programme maintenant?" 

"Eh bien...je pense que je n'ai pas vraiment le choix. Je vais rester ici quelques temps et repartir pour chez moi."  

"Hummm. Pas mal comme plan. Je pourrais te montrer ce qu'on fait de mieux dans la région!"

"Ah oui...Quoi par exemple?" 

"Oh...vadrouiller et s'amuser! Le meilleur des programmes!"

"Oui."

Son petit air innocent fusa droit vers mes yeux. Ses yeux mi-fermés, son sourire serein malgrès les épreuves passées...cette fille me plaisait vraiment beaucoup. Je n'osais lui demander si elle avait un copin. J'aurais trop honte de passer pour un con. J'allais simplement toussoter comme pour paraître gêner quand ma mère frappa et entra: 

"A table. Il y a du riz pilaf et une tarte au courgette." 

"Cool mon plat préféré! Merci m'man!"  

Tandis que ma mère se retournait pour demander à ma soeur, dans la chambre à côté, de m'aider à mettre la table nous nous levâmes et je conduisit Gabrielle vers le cuisine. Là mon père rangeait quelques feuilles pleines de chiffres qui semblaient être pour son travail. Il se leva et toisa la nouvelle arrivante lui dit simplement bonjour pour monter à la mezzanine poser sa paperasse. Chose qui pour moi me paraissait la plus inutile au monde. Je me tourne vers Gabrielle et lui demande de s'asseoir. Seulement elle veut se rendre utile car elle se sent gênante.

Et nous voilà à 6 dans la cuisine en train de préparer la table ronde, oui elle est ronde. Après les préparatifs nous nous plaçons et ma soeur s'asseoie à la droite de Gabrielle et moi à sa gauche. Et voilà que le repas commence. Les assiettes sont pleines et le fumet des plats est presque attirant.

Ce fut d'abord un silence oppressant qui nous entoura. Et mon père commença la discussion par lui demander son identité, il faut dire que je n'avais pas présentée la demoiselle à mes parents, de peur d'une méprise certaine. Les paroles s'échangent, ma soeur essaye de s'en faire une amie, comme toutes les filles de 9 ans. Ma mère cherche à savoir son activité professionelle et mon père demande des détails.

Les plats sont vidés, enfin sauf celui de ma soeur encore à moitié plein. Ces temps-ci elle est bizarre. Je lève simplement un sourcil et Gabrielle posa sa main sur la mienne avec un sourire. Elle s'approche et me souffle discrètement à l'oreille:

"Je te dirais comment faire avec ta soeur."

Que voulez-t-elle dire par là? Je ne le saurais que plus tard. Et ce plus tard fut après avoir rangé la table et mit au lave-vaisselle tous le fourbi qui compose le confort humain. Je nettois la table et fini en fermant le sac poubelle pour éviter les rejets. Ma soeur est déjà devant la télé avec mes parents, une série policière américaine, que j'aime bien, passe. Gabrielle me fait signe d'aller dans ma chambre. Je la suit, je suis réellement intrigué. Cette charmante jeune fille me tombe dessus et il s'est noué un lien entre nous si fort. Peut être es-ce le fait d'être passé tout près de la mort? Je me doutais que les quatre molosses ne nous laisserais pas en vie après avoir raté un viol. Il faudra que je fasse attention sortant de chez moi.

Nous entrons, elle me laisse passer et ferme la porte, dans un petit grincement caractéristique des portes souvent frappés violemments. Je m'assoit à la même place que tout à l'heure. Elle prend place sur le lit, arrangé au passage, et commence à me parler:

Par Noroi
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Mercredi 8 avril 2009 3 08 /04 /Avr /2009 22:52

 

Chapitre 4: Révélations


"Je ne t'ai pas tout dit sur ces quatre hommes de tout à l'heure. Je voulais m'assurer que ta famille n'entendrait pas."


"Hein? Pourquoi ne dois-t-elle pas entendre?"


"Moins fort s'il te plaît Cyril. Ce que je vais te dire ne dois pas dépasser les murs de tes pensées!"


Drôle d'expression. Mais j'acquiesce silencieusement. Elle continue:


"Je suis une personne importante pour ces gens. Je suis certes jeune mais mon père à découvert jadis un produit révolutionnaire. Tu peux te douter qu'un malheur lui ai vite arrivé quand l'information à été dévoilé. Un groupe terroriste l'a kidnappé chez lui et a essayer de l'obliger à reproduire ce produit."


"De quel produit parles-tu? On dirait un complot visant à créer la pierre philosophale!"


Le regard qu'elle me jette alors me laisse de marbre. Je lis dans ses yeux comme un certaine incrédulité. Je me demandes si c'est parce qu'elle me prend pour un débile ou alors...c'est que j'ai raison. Je tremble légèrement:


"Euh...me dit quand même pas que c'est pour créer la pierre philosophale?!!!"


"Pas exactement. Ce serait plus une fontaine de jouvence sous une autre forme que liquide."


"Ouais la pierre philosophale."


"Comment connais-tu la pierre?"


"Regarde sur l'étagère. J'ai un manga qui s'appelle Full Métal Alchemist. Cela parle du cinquième élément! Elle serait faite à base de vies humaines. Et si tu me dit que c'est ça je pense pas supporter la pression. »


Gabrielle me jeta alors un regard très perplexe. Je commençais légèrement à paniquer. Il faut dire que ce regard ne me disait rien qui vaille.


« Non... cela n'a rien à voir. »


« Ouf! Tu m'as foutu la trouille. »


« Enfin c'est pas tout à faite cela. Mon père a découvert quelque chose d'étonnant grâce à la modification d'un télescope. »


« Ah...et quoi? »


« Que de l'énergie dépasse l'atmosphère pour aller se perdre dans l'espace. »


« Eh bien je suppose que c'est de la chaleur, des ondes ou bien de l'énergie solaire déviée... »


« C'est ce qu'il s'est dit. Cependant il a modifié de simples jumelles touristiques pour voir d'où provenait cette énergie. »


« Et? »


La suite de l'histoire m'intéressait beaucoup. Qu'es-ce qui pouvait créer assez d'énergie pour être dévié dans l'immensité infinie de l'univers.


« Les morts! »


« Hein? Les morts? »


« Oui. Mon père a démontré que lorsqu'une personne, ou qu'un animal meurs, de l'énergie s'échappe de son enveloppe charnelle pour se diriger vers les cieux. Cependant une partie reste dans l'atmosphère et finissent par se dissoudre tandis que le reste part. Ensuite il a élaboré tout un système comme quoi le corps humain serait pourvu de trois parties: Le corps, l'esprit et l'âme. Le corps reste sur Terre pour la nourrir, l'esprit s'envole pour fournir le futur oxygène et l'âme s'élève pour bâtir la continuité de l'Univers. »


A ce stade je tremblais comme un vieux. J'avais déjà réfléchit sur une probable tri force composant l'Homme. Mais de là à ce que soit prouvé et reconnut par un savant. En espérant tout à coup que ma multitude d'idée ne soies pas exactes elles aussi...le bordel que ça serait!


« Et pourquoi m'as-tu révélait cela? »


Gabrielle se leva et s'approcha de moi. Elle posa sa main sur ma jambe et de l'autre mon épaule. Ces yeux étaient si proches. J'aurais pu m'y baigner. Ses lèvres s'entrouvrirent pour énoncer ces phrases qui résonneront toujours dans ma tête:


« Eh bien...Si un jour il devait m'arriver quelque chose, tu serais la seule personne à savoir cela. Je ne te demande pas de continuer mes recherches ni celles de mon père. Ce sera notre secret à tout les deux. »


Et sans me prévenir ses lèvres frôlèrent les miennes. Elle était si proche et je sentais une chaleur m'envahir. Le temps de fermer les yeux et une voix nous appela au loin:


"Eh les jeunes...c'est vraiment pas le moment!"

Par Noroi
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